En Belgique, c’est principalement dans les massifs fortement boisés (Ardenne) que le débusquage de bois en long est réalisé. L’Epicéa est l’essence la plus fréquemment concernée mais le Douglas est aussi régulièrement acheminée par le cheval.

Le cheval est surtout présent dans les peuplement très denses où les machines ont difficilement accès. Le travail consiste à débusquer le bois càd à le tirer, une fois coupé et élagué, vers un layon ou un coupe feu pour y entasser les troncs. Un tracteur équipé de pince évacuera ensuite les tas vers un chemin accessible aux camions. Ceux-ci transportent alors la marchandise vers les scieries.

Utilisation du Trinqueballe permettant de soulever les grumes très volumineuses afin d’en facilité le débusquage.

La mécanisation a fortement fait diminuer le nombre de débardeurs au cheval. Les gestionnaires forestiers ont aussi adapté les pratiques sylvicoles afin de faciliter l’accès aux machines dans les parcelles même densément peuplées.

Le cheval dispose d’atouts non négligeables: son empreinte sur les sols est très limitée. Son poids, répartis sur les 4 pieds, préserve du tassement et de l’asphyxie des sols. Le cheval respecte l’intégralité de la jeune végétation alors que les machines créent des ornières, anéantissent l’équilibre biologique des sols et dévastent les jeunes plantations.